17.06.2006

Avec la Caritas.......

La semaine de mon arrivée à Istanbul, je me suis présentée à la Caritas. medium_BURO_CARITAS.JPGLe service des réfugiés m'a proposé d'aider à rentrer des informations dans une base de données concernant les familles de refugiés Iraqiens à Istanbul. Un travail de fourmi en somme...
Rechercher dans des mains courantes de plusieurs années, toutes les informations concernant les familles et les regrouper dans un fichier informatique qui pourrait être beaucoup plus pratique! Patiemment avec Nadia, une volontaire Indonnaisienne, nous avons enregistré plus de 600 familles contant en moyenne 6 membres chacunes.C'est donc par une entrée très "administrative" que je me suis intéressée au problème des réfugiés Iraqiens en Turquie. Leur peur ,leur isolement,leur détresse...leur espoir. Les familles qui arrivent ici ont tout quitté, parfois de façon brutale après l'explosion de leur maison ou de leur magasin. Beaucoup restent confinés chez eux car la peur est encore présente dans les esprits. Et pour les femmes avec des jeunes enfants, les occasions de sortir sont parfois inexistantes.medium_IMG_1400.JPG Alors nous avons débuté un groupe de femmes avec leurs enfants en bas âge. Une fois par semaine elles ont l'occasion de se réunir pour discuter, faire de la couture ou réfléchir sur différents sujets. Il s'agit de les sortir de leur isolement pour développer leurs liens sociaux. medium_IMG_1395.JPGLa comunication n'est pas toujours facile, ces femmes parlent l'arabe ou le chaldéen mais très peu de turc ou d'anglais. Cependant grace aux traductions effectuées par certaines d'entre elles, nous finissons toujours par nous comprendre! C'est une grande joie de voir ces femmes peu à peu prendre des initiatives et redresser la tête ! Nous organisons aussi des jeux pour le enfants grace aux jouets que les élèves de mon école ont bien voulu donner. Je trouve ça fantastique...certains ont besoin d'aide et d'autre de prendre conscience des problèmes de notre société....par ce volontariat j'ai pu expliquer à mes élèves qu'ils pouvaient agir pour le bien d'autres enfants en faisant le don d'un jouet qu'ils n'aimaient plus...et réciproquement j'ai pu montrer aux femmes de notre groupe que tous les turcs n'étaient pas indifférents ou cruels envers les refugiés.

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