28.11.2006
Visite du harem du palais de Topkapı
Nous entrons par une grande porte, le guide donne des explications avant de nous laisser nous engager dans le couloir. Cela me fait penser à la vie. On nous explique un minimum de principes et il faut se lancer et avancer sans savoir où nous emportera le chemin. Un rayon de soleil illumine une porte, mon regard est attiré de ce côté. comme ces lumières que sont les rencontres qui nous rendent plus sensible à un choix ou à un autre. Je peux entrer par cette porte, participer ou juste regarder. J'ai le choix. Après un peu de temps l'un des gardien me demande d'avancer. Le temps est ainsi fait, en constante évolution nous sommes en changement . Il faut avancer, même si l'avenir est inconnu. Il n'est pas possible de rester à l'ombre de nos certitudes. Parfois le couloir traverse une pièce sombre, parfois il fait un détour ou il débouche sur un jardin plein de soleil. Au hasard des portes, des fenêtres et des escaliers, la vie suit son cours.
Devant ce miroir je me suis arrêtée. C'est fou tout ce qu'il me dit. Il me fait penser au volontariat que je vis ici. Cette période c'est un peu le miroir où je me vois , où je retrouve l'image de tout ce qui est derrière moi et qui m'a faite comme je suis. On pourrait croire que partir est tourner le dos au passé. Mais en réalité, prendre deux ans pour s'arrêter devant le miroir du volontariat m'a montré l'importance des expériences et des rencontres passées. Parceque je les revisite par le filtre de la différence culturelle à laquelle je suis confrontée . Le gardien me fait signe qu'il faut continuer à progresser...
Ne pas se retourner ne signifie pas oublier.
15:10 Publié dans Volontariat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
