24.06.2006
A deux pas mais pourtant si loin....
Ils ont 14 ou 15 ans....ils vivent à Istanbul...Ils vont à l'école Notre Dame de Sion..... Lundi dernier ils ont reçu leur diplôme de fin d'école primaire. En grande pompe bien évidemment.C'était la première promotion sortante de l'école primaire NDS.
C'est la première fois que j'assistait à ce genre de cérémonie. La cours du lycée décorée de fleurs au couleur de l'école, une estrade digne d'un meeting politique, des jeunes en toge sous laquelle une tenue de soirée était dissimulée, des pères gonflés d'orgueuil caméra au point prêt à immortaliser l'instant.... J'avoue que j'ai ressenti un certain malaise durant les premières minutes. Ils en font un peu trop là....non ? Mais au fur et à mesure de la cérémonie, quand les élèves ont lu leur discours, quand l'émotion à commencé à faire briller leurs yeux...Je me suis dit que ça serait sans doute un souvenir important pour eux. Et puis cette cérémonie marque bien le passage de ces jeunes vers le lycée, ils font leur entrée dans la cours des grands. Evidemment les directeurs ont profité de l'occasion pour rappeler la qualité de l'enseignement offert dans leur établissement ... Evidemment le représentant du ministère de l'éducation turc a rappelé la grandeur d'Ataturk. Evidemment chacun avait sorti son plus beau tailleur....Mais je trouve jolie cette manière de formaliser un départ de l'école..et je pense que cela permet à ces jeunes de voir la fierté de leurs ainés à leur égard...une forme de reconnaissance......
Ils ont 12 ou 15 ans....ils vivent à Istanbul...Ils suivent des cours professionnel à la Caritas...
Aujourd'hui c'est leur dernier jour de classe. Nous allons faire la fête! Depuis 10 mois ils sont 20 élèves à suivre des cours deux jours par semaine....Ils travaillent...tous....pour des bijoutiers, pour des couturiers, dans des usines ou sur des chantiers....L'idée de départ était de permettre à ces jeunes de continuer à étudier...Ca n'a pas été facile de convaincre leur patron de leur laisser le lundi et le samedi libres pour aller à l'école. Mais ils ont accepté! Ces jeunes viennent donc apprendre l'anglais,les maths, l'arabe et l'informatique,la couture ou l'horticulure.
Evidemment il est insuportable de savoir que des enfants de 12 ans travaillent 10 heures par jour pour un salaire dérisoire. Evidemment il faudrait plutôt que ces jeunes soient scolarisés dans les écoles turques en toute légalité. Evidemment deux jours de cours par semaine ce n'est pas beaucoup. Mais je trouve qu'au moins c'est quelque chose! Maintenir un lien avec l'éducation dans l'espoir de les voir un jour reprendre le chemin de l'école .... Ces cours permettent à des ados de se regrouper d'avoir une vie sociale comme tous le ados de leur âge....Ils appartiennent à un groupe et ils y trouvent.....une forme de reconnaissance....
Une rue sépare le lycée Notre Dame de Sion et les locaux de la Caritas.....une rue qui sépare deux mondes.....
14:50 Publié dans Travail | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17.06.2006
Avec la Caritas.......
La semaine de mon arrivée à Istanbul, je me suis présentée à la Caritas. Le service des réfugiés m'a proposé d'aider à rentrer des informations dans une base de données concernant les familles de refugiés Iraqiens à Istanbul. Un travail de fourmi en somme...
Rechercher dans des mains courantes de plusieurs années, toutes les informations concernant les familles et les regrouper dans un fichier informatique qui pourrait être beaucoup plus pratique! Patiemment avec Nadia, une volontaire Indonnaisienne, nous avons enregistré plus de 600 familles contant en moyenne 6 membres chacunes.C'est donc par une entrée très "administrative" que je me suis intéressée au problème des réfugiés Iraqiens en Turquie. Leur peur ,leur isolement,leur détresse...leur espoir. Les familles qui arrivent ici ont tout quitté, parfois de façon brutale après l'explosion de leur maison ou de leur magasin. Beaucoup restent confinés chez eux car la peur est encore présente dans les esprits. Et pour les femmes avec des jeunes enfants, les occasions de sortir sont parfois inexistantes. Alors nous avons débuté un groupe de femmes avec leurs enfants en bas âge. Une fois par semaine elles ont l'occasion de se réunir pour discuter, faire de la couture ou réfléchir sur différents sujets. Il s'agit de les sortir de leur isolement pour développer leurs liens sociaux.
La comunication n'est pas toujours facile, ces femmes parlent l'arabe ou le chaldéen mais très peu de turc ou d'anglais. Cependant grace aux traductions effectuées par certaines d'entre elles, nous finissons toujours par nous comprendre! C'est une grande joie de voir ces femmes peu à peu prendre des initiatives et redresser la tête ! Nous organisons aussi des jeux pour le enfants grace aux jouets que les élèves de mon école ont bien voulu donner. Je trouve ça fantastique...certains ont besoin d'aide et d'autre de prendre conscience des problèmes de notre société....par ce volontariat j'ai pu expliquer à mes élèves qu'ils pouvaient agir pour le bien d'autres enfants en faisant le don d'un jouet qu'ils n'aimaient plus...et réciproquement j'ai pu montrer aux femmes de notre groupe que tous les turcs n'étaient pas indifférents ou cruels envers les refugiés.
16:00 Publié dans Volontariat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Avec les petites soeurs des pauvres....
Les petites soeurs des pauvres tiennent une maison de retraite : "La maison de Bomonti". Elles sont une dizaine à travailler.Elles doivent s'occuper de 70 personnes âgées, parfois malades...mais elles le font toujours avec le sourire. Dans cette maison on peut tout de suite être embauché! Il y a tans de choses à faire !
15:10 Publié dans Volontariat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
